Voile. Vendée Globe: Les nouvelles technologies au service des skippers.

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Dimanche 8 novembre à 13h02, 33 skippers vont larguer les amarres depuis les Sables d’Olonne pour une nouvelle édition du Vendée Globe. Un départ sans public (ou très peu) Le covid  ayant gâché la fête. Des IMOCA bénéficiaires du développement technologique à l’image de foils plus grands.  

Les IMOCA affichent des progrès significatifs en termes de développement. La maîtrise des foils et l’exploitation de la data ont peut-être fait franchir aux monocoques une marche plus haute que d’habitude. Explications.

Les IMOCA de dernière génération visent clairement un temps record : « Entre 59 et 70 jours selon la météo », annonce Alex Thomson à une semaine du départ. Armel Le Cléac’h, vainqueur de la précédente édition, avait mis 74 jours pour boucler le tour de la planète ! Depuis le Vendée Globe 2016, la vitesse a encore augmenté d’un cran grâce à des innovations majeures concentrées dans trois domaines principaux : les foils, la data, la sécurité des skippers.

L’envie de voler.

« L’évolution de taille, ce sont les foils, quatre ans après l’apparition de ces nouveaux appendices », explique Armel Le Cléac’h. Ils sont entrés dans les mœurs, mais leur surface a beaucoup évolué. C’est finalement logique, comme à chaque cycle de Vendée Globe : la vitesse augmente et tout progresse. Les pilotes, les capteurs, les cockpits fermés, tout est lié à la vitesse. Mais, avec ces vitesses vertigineuses, les bateaux rencontrent des chocs très violents ». Des foils dont certaines équipes en sont à leur 4e version qui permettent aux monocoques de « voler », du moins de se soulever au-dessus de l’eau dès 12 nœuds de vent. Depuis l’arrivée des foils sur l’édition 2016, la Classe IMOCA a innové également en autorisant le réglage de ces moustaches : « Nous avons autorisé une amplitude de 5°, ce qui est un changement majeur pour aller vite à toutes les allures du près, jusqu’au portant, ce qui n’était pas le cas avant », souligne Antoine Mermod, président de la Classe IMOCA.

(Photo archive 2016)