Deux titres de champions de France pour la Loire-Atlantique et défaites américaines

Vendredi soir, la soucoupe nazairienne a retrouvé sont ambiance des grands soirs de boxe. A cette occasion, le boxing présentait six combats dont cinq professionnels avec trois pour la rencontre Franco-américaine et deux pour le titre de champion de France.

C’est le jeune Nazairien Sony Abid, membre de l’équipe de France et en stage à l’INSEP, qui avait l’honneur de débuter face au Nantais Larry Oudir en 3X3. Le seniors Moyen, protégé de Stéphane Cazeaux s’est imposé aux points.

Place ensuite à la rencontre Franco-américaine entrant dans les festivités de commémorations du centenaire 1997-2017. Trois boxeurs américains avaient traversé l’Atlantique pour se mesurer aux Français. Ils ne repartiront pas avec la victoire. En lourd léger, Eddy Lacrosse (Villenave d’Ornon-Gironde) qui remplaçait le Nazairien Olivier Vautrain blessé, s’est imposé aux points, malgré une frayeur au 3e round devant Larry Prior. Victoire donnée par les juges en 58-55, 58-55, 59-55.

En Mi-moyen, Steven Bloyer (Boxing nazairien) a dominé Travis Hartman aux points, après avoir touché son adversaire au foie à la 4e. Victoire en 59-56, 59-55, 59-55.

Le 3e et dernier combat du centenaire opposait le Nantais Shamil Ismailov (champion de France super moyen) à Kris Andrew. Victoire expéditive du Nantais vainqueur par KO à la seconde reprise. L’Américain doit se demander encore ce qui lui est arrivé. Dès la reprise il est allé au tapis avant d’y retourner deux fois de suite. Ce combat était en direct sur la chaine SFR5 qui allait retransmettre les deux championnats de France.

Une ceinture pour Nantes et Saint-Nazaire

En Mi-lourd, le Nantais Pierre-Hubert Dibombé (25 ans et 15 combats Pros sans défaite) croisait les gants avec le Normand de Saint-Lô, Gabriel Lecrosnier (67 combat pros) Pour ce titre laissé vacant, Dibombé partait favori devant un public acquit à sa cause. C’était sans compter sur un Normand solide, avec du métier et une excellente défense. A l’issu d’un combat sans vraiment d’enthousiasme, Le Nantais s’est imposé logiquement aux points 99-91, 98-92, 99-91. « C’était mon premier combat en 10 rounds allait-il avouer. J’ai été touché au 6e, aussi je suis resté méfiant et j’ai tempéré. Sinon, je n’ai jamais été inquiet dans la rencontre »

Le dernier combat de la soirée opposait le Nazairien David Papot à Barthelemy Lefebvre (Douai) pour le titre national super mi-moyen laissé également vacant. A l’image du précédent, sans doute l’enjeu et la peur de perdre devant son public après avoir tant attendu ce rendez-vous, le Nazairien s’est finalement imposé logiquement aux points en 99-92, 99-92, 99-91. Il signe ainsi son 20e combat pro sans défaite. Une victoire en demi-teinte et qui laisse des regrets, comme pour les entraîneurs Roland et Stephane Cazeaux.  « J’attendais mieux de lui souligne Roland. Il vaut mieux que cela. Il était timoré face à un adversaire courageux et qui n’avait pas la boxe qui convenait. » Même réaction pour Stéphane Cazeaux « Il n’était pas facile à boxer ! David gagne tous les rounds mais pas facilement. Maintenant on va voir pour remettre assez vite son titre en jeu et préparer une ceinture d’Union Européenne début 2018. »

Le vainqueur David Papot, quant à lui, n’était pas satisfait de sa prestation. « Je n’ai pris aucun plaisir sur le ring précise-t-il. Ce n’était pas mon niveau habituel, ce n’est pas ce que j’attendais de moi. Ma sensation c’est que c’était catastrophique ! Je n’arrivais pas à lui faire mal. Il bloquait très bien et il m’a même touché dans le 10e. Mais bon, je suis champion ! » De notre avis, si David Papot n’a pas fait un grand combat, il a fait le travail techniquement pour gagner cette ceinture royale.

Daniel Moisan. (Photo Roger Bernier: L’adjointe aux sports Gaëlle Bénizé-Thual et David Papot) Retrouvez une dizaine de photos du combat en galerie photos.