Le SNVBA vise la ligue A 

Porté par une belle cinquième place à l’issue de la saison régulière de Ligue B, le Saint-Nazaire Volley-ball Atlantique entend monter en Ligue A d’ici à deux ans. Pour cela, il veut stabiliser ses fondations en gardant sept joueurs et en misant sur cinq arrivées maximum. Trois sont déjà actées.

L’heure est à la stabilité du côté du SNVBA. Convaincu par la qualité de ses joueurs, l’état major du club nazairien, cinquième de la saison régulière de Ligue B, ne veut pas chambouler son effectif en profondeur, comme ce fut le cas par le passé. « La saison est réussie. Il faut féliciter les joueurs qui ont su élever leur niveau au fil des matchs pour atteindre la demi-finale des play-offs. C’est une vraie performance ! » S’est félicité Gilles Gosselin, l’entraîneur-manager de la formation portuaire, en conférence de presse mercredi après-midi. Fort de ce constat, la direction, qui pourra s’appuyer sur un budget en hausse pour l’exercice 2017-2018 (820 000 euros contre 750 000 cette année), a décidé de renouveler sept des douze joueurs de son équipe. Si Braden Mclean (central) et Raymond Szeto (réceptionneur-attaquant) sont écartés par le staff, faute de ne pas l’avoir convaincu, Toky Rafidison (libéro) et Steven Irvin (réceptionneur-attaquant) mettent fin à leurs carrières de volleyeurs professionnels.

 Être dans les quatre premiers… 

Ces départs sont compensés par un recrutement ambitieux afin « d’être capables, au cours des deux prochaines saisons, de monter en Ligue A », selon Yannick Poterie, le président. Ainsi, Romain Devèze (libéro de 23 ans, 1 m 85, Nancy), Glenn Tuifua (réceptionneur-attaquant de 29 ans, 1 m90, Nancy) et Pedro Reck (central de 26 ans, 2 m 01, Panachaiki – Grèce) fouleront le parquet de Coubertin l’an prochain. Le premier, nommé meilleur libéro de Ligue B cette saison, possède « un énorme potentiel » d’après Gilles Gosselin qui le suit depuis longtemps. Le second dispose « d’une qualité de service remarquable », un secteur de jeu déficitaire à Saint-Nazaire. Enfin, le dernier « est très rapide sur ses appuis et fut l’un des quatre meilleurs marqueurs du championnat grec. Il est aussi capable de très bien servir », note le technicien du SNVBA. Deux autres joueurs sont recherchés et les profils identifiés. Mais les discussions capotent pour le moment sur l’aspect financier.

Gilles Gosselin, qui fonctionne en parfaite harmonie avec son président, est satisfait des contours de sa formation pour l’an prochain : « On aura une meilleure stabilité à la réception et on devrait être en mesure de se battre pour être dans les quatre premiers ». La météo est au beau fixe du côté du SNVBA, le club n’aura même pas à se présenter devant la DNACG, le gendarme du volley professionnel, en raison de « bonnes garanties financières ». « Nous sommes dans les clous au niveau budgétaire. On a réussi à assainir les finances », savoure Yannick Poterie.

Clément Cadiet